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		<title>Économie : ce qui va vraiment impacter les ménages français en 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bruno]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2025 17:02:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[État]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis des mois, les débats économiques en France se concentrent sur des sujets à forte charge politique : réforme des retraites, dette publique, budget de l’État. Au lendemain du vote quelque peu retardé de la loi de finance pour 2025, nombreux sont ceux qui se réjouissent de voir certains de ces sujets de nouveau encadrés, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Depuis des mois, les débats économiques en France se concentrent sur des sujets à forte charge politique : réforme des retraites, dette publique, budget de l’État. Au lendemain du vote quelque peu retardé de la loi de finance pour 2025, nombreux sont ceux qui se réjouissent de voir certains de ces sujets de nouveau encadrés, mais en réalité la plupart de ces thèmes n’auront qu’un impact limité sur l’économie du pays et le quotidien des Français.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À l’inverse, même si elles sont souvent moins visibles dans les débats publics, plusieurs tendances économiques de fond continuent d’affecter durablement le pouvoir d’achat, la stabilité financière et les perspectives économiques des particuliers comme des entreprises. Et 2025 ne fera pas exception à la règle. </span></p>
<h2><strong>Stagnation économique : une croissance insuffisante pour améliorer le niveau de vie</strong></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Les prévisions de croissance pour la France en 2025 oscillent entre </span><b>0,9 % et 1,2 %</b><span style="font-weight: 400;">, selon les estimations de l&rsquo;INSEE et de la Banque de France. Un tel niveau de croissance est loin d’être suffisant pour générer une dynamique économique capable de tirer les salaires vers le haut, de créer massivement de l’emploi ou d’encourager les investissements.</span></p>
<h3><strong>La France nettement à la traîne par rapport aux autres pays</strong></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">À titre de comparaison, les États-Unis prévoient une croissance avoisinant les 2,3 % en 2025, et certaines économies asiatiques, comme l&rsquo;Inde, pourraient dépasser les 6 %. Même au sein de l’Union européenne, des pays comme l’Irlande ou la Pologne affichent des taux plus élevés, dépassant souvent les 3 %. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La France, quant à elle, reste engluée dans une croissance molle, en grande partie à cause d’une </span><b>consommation intérieure atone</b><span style="font-weight: 400;">, d’un </span><b>manque de compétitivité industrielle</b><span style="font-weight: 400;"> et d’un </span><b>climat politique incertain</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<h3><strong>Conséquences concrètes pour les ménages</strong></h3>
<p><b>Des salaires qui stagnent </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Avec une croissance inférieure à 1,2 %, les entreprises n’ont ni la marge ni la pression économique pour augmenter significativement les salaires. La hausse des rémunérations dans le secteur privé pourrait ainsi ne pas dépasser 3 % en 2025, un niveau insuffisant pour compenser totalement l’inflation passée.</span></p>
<p><b>Des opportunités professionnelles limitées </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les jeunes diplômés et les travailleurs en reconversion sont particulièrement touchés. Un marché du travail stagnant signifie des embauches au ralenti, des stages non rémunérés prolongés et une précarisation de l’emploi. Par exemple, le taux de chômage des 15-24 ans reste supérieur à 18 %, bien au-dessus de la moyenne européenne.</span></p>
<p><b>Une hausse des faillites d’entreprises </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2024, la France a enregistré 66 422 défaillances d’entreprises, soit 17% de plus qu’en 2023 et quasiment 30% de plus qu’avant la pandémie. En 2025, la situation ne devrait pas s’améliorer avec des secteurs comme le commerce de détail, la restauration et le BTP qui restent particulièrement exposés. Forcément, chaque faillite entraîne son lot de licenciements et de tensions sur le marché du travail.</span></p>
<p><b>Une précarité qui se durcit avec la reprise du chômage</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Alors que la France était parvenue à faire descendre son taux de chômage en dessous des 7,5 % ces dernières années, les projections pour 2025 indiquent </span><b>une remontée à 8,1 % ou 8,2 %</b><span style="font-weight: 400;">. Une tendance qui marque donc un retour en arrière et laisse augurer une recrudescence de la précarité. Avec en outre des conséquences sur les finances publiques en raison, non seulement d’une baisse des cotisations salariales mais aussi d’une augmentation des indemnités chômage.</span></p>
<h2><strong>Inflation persistante : un coût de la vie toujours sous tension</strong></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Après les hausses spectaculaires de 2022 et 2023, l’inflation ralentit progressivement, mais elle ne disparaît pas pour autant. En 2025, elle devrait </span><b>se stabiliser autour de 2 %</b><span style="font-weight: 400;">, un niveau conforme aux objectifs de la Banque centrale européenne. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sauf que derrière cette moyenne se cachent de fortes disparités : certains secteurs, notamment </span><b>l’alimentation, l’énergie et le logement</b><span style="font-weight: 400;">, continueront de voir leurs prix augmenter plus rapidement que l’indice général des prix.</span></p>
<h3><span style="font-weight: 400;">Pourquoi l’inflation reste-t-elle un problème malgré son ralentissement ?</span></h3>
<h4><b>L’effet de l’inflation passée</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Même si l’inflation baisse, </span><b>les prix, eux, ne redescendent pas</b><span style="font-weight: 400;">. Une baguette qui coûtait 1 euro en 2020 et qui est passée à 1,30 euro en 2023 ne reviendra pas à 1 euro, même si l’inflation annuelle est désormais plus faible. Cela signifie que le coût de la vie reste structurellement plus élevé qu’il y a trois ans, et que les salaires doivent continuer d’augmenter pour compenser cette perte de pouvoir d’achat — ce qui est loin d’être acquis pour tout le monde.</span></p>
<h4><b>L’alimentation toujours sous pression</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">L’un des postes les plus impactés reste </span><b>l’alimentation</b><span style="font-weight: 400;">, avec une hausse des prix estimée entre </span><b>4 et 5 % en 2025</b><span style="font-weight: 400;">. Plusieurs raisons expliquent cette augmentation :</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Les coûts de production</b><span style="font-weight: 400;"> : L’énergie et les engrais restent chers, ce qui pèse sur l’ensemble de la chaîne agricole.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Les marges des distributeurs et des industriels</b><span style="font-weight: 400;"> : Même si certaines négociations aboutissent à des baisses de prix, de nombreux industriels maintiennent des hausses pour protéger leurs marges.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Les événements climatiques</b><span style="font-weight: 400;"> : Sécheresses et inondations en Europe, mais aussi dans le reste du monde, affectent les récoltes et réduisent l’offre de certains produits alimentaires.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;">Exemple concret : en 2024, le prix du beurre a encore progressé de </span><b>8 %</b><span style="font-weight: 400;">, les pâtes de </span><b>6 %</b><span style="font-weight: 400;"> et certains fruits et légumes ont vu des hausses de </span><b>10 % à 15 %</b><span style="font-weight: 400;"> selon les saisons. Ces tendances devraient se poursuivre en 2025, compliquant encore l’accès à une alimentation de qualité pour de nombreux foyers.</span></p>
<h4><b>L’énergie : un retour à la normale… mais avec des factures toujours élevées</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Le prix du gaz et de l’électricité a connu une forte volatilité depuis la crise énergétique de 2022. Même si les prix de gros ont nettement baissé depuis, les tarifs facturés aux ménages devraient rester élevés en 2025, notamment à cause de :</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>La fin des boucliers tarifaires</b><span style="font-weight: 400;"> : L’État réduit progressivement son aide sur les factures énergétiques, ce qui entraîne une hausse pour les ménages.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Les taxes sur l’énergie</b><span style="font-weight: 400;"> : Avec la transition écologique, de nouvelles taxes sur les énergies fossiles pourraient encore alourdir les factures.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Les tensions géopolitiques</b><span style="font-weight: 400;"> : Toute crise internationale (Russie, Moyen-Orient) peut provoquer une flambée des prix du pétrole et du gaz, avec un impact immédiat sur le coût de la vie.</span></li>
</ul>
<h4><b>Le logement : un marché toujours sous tension</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">L’immobilier devrait globalement continuer d’augmenter en 2025, malgré un marché en pleine mutation. </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Côté locataires</b><span style="font-weight: 400;"> : La demande de logements abordables reste forte (les budgets sont de plus en plus serrés), poussant les prix des loyers vers le haut, surtout dans les grandes villes.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Côté propriétaires</b><span style="font-weight: 400;"> : La baisse des taux d’intérêt pourrait relancer la demande immobilière, (à condition que les banques jouent le jeu et réduisent le niveau de leurs exigences en matière d’apport personnel notamment), mais les prix déjà élevés risquent bien de grimper encore davantage, limitant l’accession à la propriété, d’une part, et amenant les bailleurs à pratiquer des loyers élevés, d’autre part.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;">Ajoutons également que les nouvelles obligations de rénovation énergétique et la hausse des coûts d’entretien des immeubles devraient assez logiquement se traduire par une </span><b>augmentation des charges de copropriété… et des loyers</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Conséquences concrètes pour les ménages</span></p>
<h4><b>Une baisse continue du pouvoir d’achat des classes moyennes</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Avec des prix qui augmentent encore sur des dépenses incontournables (nourriture, énergie, logement), le budget des ménages reste sous tension. </span><b>Les classes moyennes</b><span style="font-weight: 400;">, qui ne bénéficient pas d’aides spécifiques, sont les plus exposées à cette situation.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Or ce sont elles qui assurent l’essentiel des recettes de l’État et qui font plus ou moins tourner l’économie (commerçants, employés, cadres, etc.)</span></p>
<h4><b>Un arbitrage budgétaire de plus en plus serré</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Face à l’augmentation du coût de la vie, de nombreux foyers doivent faire des choix (dont les répercussions sont évidentes sur les entreprises et les commerces des secteurs concernés, ce qui contribue à la baisse de la croissance…) :</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Limiter les loisirs et sorties (restaurants, cinémas, vacances).</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Se tourner vers des produits alimentaires de moindre qualité (moins de bio, plus de produits transformés).</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Reporter certains achats importants (rénovation, électroménager, véhicule).</span></li>
</ul>
<h4><b>Un risque accru de précarité énergétique et alimentair</b><b>e</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Les associations caritatives constatent déjà une hausse du nombre de ménages ayant recours à l’aide alimentaire (</span><b>16% de la population</b><span style="font-weight: 400;">, soit 3 fois plus qu’il y a dix ans), et cette tendance pourrait s’amplifier en 2025. Selon la Banque de France, </span><b>un ménage sur trois</b><span style="font-weight: 400;"> se dit déjà en difficulté pour boucler ses fins de mois.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De la même façon, </span><b>75% des Français ont réduit le chauffage</b><span style="font-weight: 400;"> dans leur logement pour faire des économies depuis le début de l’hiver. Et 30%, soit </span><b>12 millions de ménage</b><span style="font-weight: 400;">s, déclarent souffrir du froid chez eux actuellement (cet article est écrit durant l’hiver 2024-2025). En 2020, ils ne représentaient que 14% des ménages, soit moins de la moitié.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">—</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au final, si on ajoute la transition écologique à marche forcée — qui entraîne à la fois de nouvelles taxes mais aussi de nouvelles obligations réglementaires qui se traduiront immanquablement par une consolidation de l’inflation — , et qu’on prend en compte le vieillissement de la population avec son cortèges de dépenses inévitables pour la santé et la protection sociale (la retraite notamment), on voit bien que les Français n’en sont encore qu’au début d’une longue période de vaches maigres qu’on s’efforce de leur masquer en focalisant leur attention sur des problèmes de politique technique et idéologique. Mais pour combien de temps encore…?</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les salariés les plus modestes sont aussi les plus taxés</title>
		<link>https://lesensdelargent.fr/les-francais-les-plus-pauvres-sont-aussi-les-plus-taxes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bruno]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jan 2025 11:57:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Impôts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En France, la charge fiscale sur les salaires n&#8217;a jamais cessé d&#8217;alimenter le débat public. Selon les dernières données de l&#8217;OCDE pour 2023 (publiées en 2024), le système fiscal français continue de peser lourdement sur les revenus, en particulier ceux des salariés aux revenus modestes et des familles de la classe moyenne. Les chiffres montrent [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En France, la charge fiscale sur les salaires n&rsquo;a jamais cessé d&rsquo;alimenter le débat public. Selon <a href="https://www.oecd.org/fr/publications/2024/04/taxing-wages-2024_f869da31.html" target="_blank" rel="noopener">les dernières données de l&rsquo;OCDE pour 2023</a> (publiées en 2024), le système fiscal français continue de peser lourdement sur les revenus, en particulier ceux des salariés aux revenus modestes et des familles de la classe moyenne. Les chiffres montrent en effet que la fiscalité et les cotisations sociales représentent une part écrasante du salaire brut, atteignant parfois des niveaux difficilement soutenables pour de nombreux foyers.</p>
<h2><strong>Les célibataires à faibles revenus : toujours les plus ponctionnés</strong></h2>
<p>L’analyse de l’OCDE dévoile un constat édifiant : en 2023, un salarié célibataire sans enfant, gagnant 67 % du salaire moyen (soit environ 2 000 € brut par mois et donc à peine plus que le SMIC), voyait 43,5 % de son salaire partir en impôts et cotisations sociales après prestations. Ce taux est l’un des plus élevés des pays membres de l’organisation, où la moyenne est de 34,8 %. Cette pression fiscale est encore plus frappante lorsqu’on intègre les taxes indirectes, comme la TVA, qui grignotent une part importante du budget quotidien des ménages modestes.</p>
<h2><strong>Les familles de classe moyenne : des vaches à lait fiscales ?</strong></h2>
<p>Le rapport souligne également la situation des familles. Un couple avec deux enfants, disposant de deux salaires équivalant respectivement à 100 % et 67 % du salaire moyen (environ 4 800 € brut au total), supporte une charge fiscale totale de 40,6 % en France. Ce niveau dépasse largement la moyenne OCDE pour ce type de foyer, qui se situe à 29,5 %.</p>
<p>Ce paradoxe est d&rsquo;autant plus flagrant que ces familles, bien que vivant dans des conditions modestes, contribuent de manière disproportionnée au financement des systèmes sociaux, sans pour autant bénéficier d’une redistribution réellement équitable.</p>
<h2><strong>L’effet cumulatif des prélèvements sociaux et fiscaux</strong></h2>
<p>La complexité et le poids des cotisations sociales en France aggravent encore la situation. En 2023, elles représentaient 25,3 % des coûts de main-d’œuvre pour les employeurs et 11 % du salaire brut des salariés, soit un total de 36,3 %. Ces prélèvements, destinés à financer les retraites, l’assurance maladie et d&rsquo;autres prestations sociales, constituent un record parmi les pays de l&rsquo;OCDE.</p>
<p>Et pourtant, malgré cette lourdeur fiscale, les prestations sociales perçues par les ménages français ne parviennent pas toujours à compenser l’écart entre les coûts salariaux élevés et les revenus disponibles. Les classes moyennes et les salariés à bas revenus continuent alors à supporter une charge disproportionnée, ce qui ne fait qu&rsquo;augmenter un sentiment d’injustice fiscale contribuant au climat social déjà tendu.</p>
<p>Mais comme le disait en 1907 un certain Joseph Caillaux, petit homme de gauche portant monocle, et accessoirement ministre des Finances de Georges Clemenceau : « <em>Faites payer les pauvres ! Bien sûr, les riches ont la capacité de supporter des impôts bien plus lourds, mais les pauvres sont tellement plus nombreux !</em> ».</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Auto-entrepreneurs : 84 % ne gagnent pas assez pour vivre décemment</title>
		<link>https://lesensdelargent.fr/auto-entrepreneurs-84-ne-gagnent-pas-assez-pour-vivre-decemment/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bruno]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 09:15:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Travail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis sa création en 2009, le régime de la micro-entreprise a connu un succès phénoménal. Souvent présenté comme une alternative au salariat et un remède contre le chômage, il attire chaque année des centaines de milliers de nouveaux inscrits. Pourtant, la réalité est bien plus contrastée : une grande majorité des auto-entrepreneurs peinent à générer [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis sa création en 2009, le régime de la micro-entreprise a connu un succès phénoménal. Souvent présenté comme une alternative au salariat et un remède contre le chômage, il attire chaque année des centaines de milliers de nouveaux inscrits. Pourtant, la réalité est bien plus contrastée : une grande majorité des auto-entrepreneurs peinent à générer des revenus suffisants pour vivre.</p>
<hr />
<h2>Un succès croissant : plus de 3 millions de micro-entrepreneurs en 2024</h2>
<p>En 2023, la France comptait <strong>2,674 millions d’auto-entrepreneurs administrativement actifs</strong>, selon les données de l’URSSAF. Sur les neuf premiers mois de 2024, <strong>535 912 nouvelles micro-entreprises</strong> ont été créées, poursuivant une dynamique de croissance ininterrompue depuis plusieurs années.</p>
<p>Bien que le nombre de radiations pour 2024 ne soit pas encore connu, les projections indiquent que le <strong>nombre total de micro-entrepreneurs dépassait largement les 3 millions</strong> fin 2024. Cette croissance témoigne de l’attrait pour un statut simple, flexible et accessible. Mais derrière cette popularité se cache une réalité économique bien moins reluisante.</p>
<hr />
<h2>40 % des micro-entrepreneurs ne génèrent aucun revenu</h2>
<p>Malgré des chiffres d’inscription impressionnants, <strong>40 % des micro-entrepreneurs ne déclarent aucun chiffre d’affaires</strong>, un constat alarmant et inchangé depuis plusieurs années. Ces chiffres s’expliquent par :</p>
<ol>
<li><strong>Le statut d’activité secondaire</strong> : beaucoup d’auto-entrepreneurs cumulent ce statut avec une activité principale, mais n’exploitent pas réellement leur micro-entreprise.</li>
<li><strong>Des difficultés de lancement</strong> : attirer des clients et développer une activité rentable reste un défi pour de nombreux entrepreneurs, en particulier dans un contexte économique incertain.</li>
<li><strong>Des projets mal préparés</strong> : l’attrait de la simplicité administrative masque parfois le fait qu’une micro-entreprise nécessite autant de rigueur et de stratégie qu’une entreprise classique.</li>
</ol>
<hr />
<h2>Des revenus médians insuffisants pour vivre</h2>
<p>En 2023, les micro-entrepreneurs déclarants ont généré un chiffre d’affaires moyen annuel de <strong>10 400 euros bruts</strong>, soit environ <strong>867 euros bruts par mois</strong>. Une fois les cotisations sociales déduites (entre 22 % et 23 % selon l’activité), leur revenu net tombe souvent sous les <strong>8 000 euros annuels</strong>, soit environ <strong>660 euros nets par mois</strong>.</p>
<p>Pire encore, la moitié des auto-entrepreneurs déclarants gagnent <strong>moins de 600 euros par mois</strong>. Ces montants illustrent une réalité frappante : pour une majorité d’entre eux, l’activité ne permet pas de couvrir les besoins fondamentaux. Ce statut reste donc largement un complément de revenus, plutôt qu’une véritable alternative au salariat.</p>
<hr />
<h2>Les activités les plus touchées</h2>
<p>Les revenus varient considérablement selon les secteurs d’activité :</p>
<ul>
<li><strong>Ventes de marchandises</strong> : 8 900 euros bruts annuels en moyenne.</li>
<li><strong>Prestations de services</strong> : 13 200 euros bruts annuels, une somme légèrement plus élevée mais toujours insuffisante pour une activité à plein temps.</li>
<li><strong>Activités non commerciales</strong> (libérales) : 15 500 euros bruts annuels, les revenus les plus élevés parmi les micro-entrepreneurs, souvent grâce à des prestations à forte valeur ajoutée.</li>
</ul>
<p>Ces moyennes masquent cependant une réalité plus complexe : seule une minorité des auto-entrepreneurs parvient à atteindre les plafonds de chiffre d’affaires (82 200 euros pour les ventes de marchandises et 34 400 euros pour les prestations de services en 2024).</p>
<hr />
<h2>Plus de 3 millions d’inscrits, mais à quel prix ?</h2>
<p>Le nombre croissant de micro-entrepreneurs reflète un engouement pour ce régime. Mais il traduit également une précarisation croissante du marché du travail. Politiques et économistes continuent de promouvoir ce statut comme une solution au chômage, mais les chiffres montrent que :</p>
<ul>
<li><strong>40 % des inscrits ne gagnent rien</strong>,</li>
<li><strong>44 % gagnent moins de 600 euros par mois</strong>,</li>
<li>et seuls <strong>16 %</strong> parviennent à générer des revenus suffisants pour vivre décemment.</li>
</ul>
<p>Ces chiffres mettent en lumière l’écart entre la promesse d’autonomie financière et la réalité économique d’un marché souvent saturé et concurrentiel.</p>
<hr />
<h2>Pourquoi cette illusion persiste ?</h2>
<p>Le régime séduit par sa simplicité administrative et son accessibilité. Cependant, beaucoup se lancent sans réelle préparation ni stratégie. Les principales erreurs observées chez les nouveaux auto-entrepreneurs sont :</p>
<ul>
<li><strong>Une absence de business plan</strong> : peu réfléchissent à leur marché cible ou à leur stratégie de vente.</li>
<li><strong>Une méconnaissance des charges</strong> : entre cotisations sociales, coûts fixes et investissements nécessaires, les marges réelles sont souvent inférieures aux attentes.</li>
<li><strong>Un manque de différenciation</strong> : sur un marché saturé, proposer une offre générique rend difficile la fidélisation des clients.</li>
</ul>
<hr />
<h2>Une perspective pour 2025 : attention à l’explosion des radiations</h2>
<p>Bien que le régime continue de croître, de nombreux experts s’attendent à une augmentation significative des radiations en 2025. Cette tendance pourrait être amplifiée par :</p>
<ul>
<li><strong>Des conditions économiques défavorables</strong> : inflation persistante, hausse des prix de l’énergie et ralentissement de la consommation.</li>
<li><strong>Un marché de plus en plus compétitif</strong> : l’explosion des créations de micro-entreprises rend certains secteurs saturés et peu rentables.</li>
</ul>
<hr />
<h2>Le bilan : une opportunité à double tranchant</h2>
<p>Si la micro-entreprise offre une porte d’entrée facile vers l’entrepreneuriat, elle reste une solution fragile et souvent insuffisante pour pallier les défaillances du marché de l’emploi. Avant de se lancer, il est essentiel de s’assurer que le projet repose sur des bases solides : une vraie demande, des compétences adaptées et une stratégie claire.</p>
<p>Pour l’instant, le régime continue de séduire, mais il pose une question fondamentale : à quoi sert-il de promouvoir un statut qui laisse 84 % de ses bénéficiaires sans ressources suffisantes pour vivre ?</p>
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		<title>Le surendettement frappe de plus en plus les classes moyennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bruno]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jan 2025 08:24:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Consommation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On entend souvent dire que les classes moyennes sont les grandes oubliées des politiques économiques. Pourtant, leur situation ne cesse de se fragiliser. Ces dernières années, un phénomène inquiétant s’est intensifié : de plus en plus de ménages appartenant à cette catégorie sociale sombrent dans le surendettement, une réalité qui n’épargne plus personne, pas même [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On entend souvent dire que les classes moyennes sont les grandes oubliées des politiques économiques. Pourtant, leur situation ne cesse de se fragiliser. Ces dernières années, un phénomène inquiétant s’est intensifié : de plus en plus de ménages appartenant à cette catégorie sociale sombrent dans le surendettement, une réalité qui n’épargne plus personne, pas même les foyers jusque-là considérés comme « à l’abri ».</p>
<h2>Le surendettement, pas réservé aux plus modestes</h2>
<p>Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les personnes les plus endettées ne sont pas toujours celles qui disposent des revenus les plus faibles. Parmi les profils de plus en plus fréquents dans les commissions de surendettement, on retrouve des employés, des cadres moyens et même des professions libérales. Souvent, ce sont des ménages confrontés à des accidents de la vie : chômage, divorce, maladie ou décès d’un conjoint. Ces événements imprévus font basculer des foyers dont l’équilibre financier semblait jusque-là solide.</p>
<p>Les fonctionnaires, par exemple, sont parfois particulièrement exposés. Leur statut sécurisant pour les banques leur permet d’obtenir facilement des crédits conséquents, mais cela peut rapidement les mettre en difficulté si des événements comme des naissances, des études pour les enfants ou des frais liés à des parents âgés viennent s’ajouter à leurs charges fixes.</p>
<h2>L’illusion de l’aisance financière</h2>
<p>Pour certaines familles auparavant à l’aise financièrement, le choc est d’autant plus brutal. Leur niveau de vie élevé les a souvent habituées à des dépenses importantes et à un certain confort. Lorsque les revenus chutent – à cause d’un redressement fiscal, d’une faillite professionnelle ou de mauvais placements – ces ménages se retrouvent à combler leurs déficits avec des crédits. Beaucoup pensent que leurs problèmes ne sont que temporaires et qu’ils parviendront à rembourser une fois la situation stabilisée. Mais si les difficultés s’éternisent, le piège du surendettement se referme.</p>
<p>Selon des associations spécialisées, ces ménages anciennement aisés présentent souvent des niveaux d’endettement bien supérieurs à la moyenne nationale. Alors que l’endettement moyen des ménages surendettés est d’environ <strong>34 000 euros</strong>, celui des foyers anciennement confortables dépasse souvent les <strong>60 000 euros</strong>.</p>
<h2>Crédits à la consommation : une fausse solution</h2>
<p>Parmi les principales causes du surendettement, les crédits à la consommation jouent un rôle majeur. Les crédits renouvelables (ou revolving) permettent de financer des achats ponctuels, mais leurs taux d’intérêt élevés rendent souvent ces emprunts très difficiles à rembourser sur le long terme. Les ménages modestes, qui y recourent pour pallier des dépenses contraintes comme le loyer, les assurances ou les frais alimentaires, tombent vite dans ce que les spécialistes appellent le « surendettement passif ».</p>
<p>En 2024, selon les chiffres de la Banque de France, les crédits à la consommation représentent encore <strong>plus de 45 % des dettes recensées dans les dossiers de surendettement</strong>, un chiffre qui illustre leur rôle central dans cette problématique.</p>
<h2>Une tendance en augmentation : les chiffres récents</h2>
<p>Les données récentes montrent que le surendettement continue de toucher un nombre inquiétant de ménages en France, et pas seulement parmi les plus démunis :</p>
<ul>
<li>En <strong>2024</strong>, la Banque de France a recensé <strong>plus de 122 000 dossiers de surendettement déposés</strong>, soit une légère augmentation par rapport à 2023.</li>
<li>Parmi ces dossiers, <strong>30 % concernaient des classes moyennes</strong>, une proportion en hausse constante.</li>
<li>L’endettement moyen des ménages concernés reste stable autour de <strong>34 000 euros</strong>, mais les foyers aisés endettés dépassent largement cette moyenne, notamment à cause des crédits immobiliers.</li>
</ul>
<h2>Quand le surendettement impacte toutes les sphères de la vie</h2>
<p>Le surendettement ne s’arrête pas aux finances. Ses répercussions se font sentir sur tous les aspects de la vie : tensions familiales, stress professionnel, isolement social. Pour ceux qui n’ont jamais été confrontés à de telles difficultés, le choc psychologique est immense. Beaucoup se sentent perdus, incapables de réduire leur train de vie ou d’ajuster leurs habitudes. Ils se retrouvent alors dans une spirale où les dépenses non maîtrisées aggravent encore leur situation.</p>
<p>Mais cela va plus loin encore : le surendettement des classes moyennes est aussi un signal d’alarme. Il révèle une fragilité structurelle de la société, où même des ménages longtemps considérés comme protégés peuvent sombrer rapidement. Si rien n’est fait pour endiguer cette tendance, c’est tout l’équilibre de cette catégorie sociale – pilier de l’économie – qui pourrait vaciller.</p>
<h2>Prévention et solutions : un chemin encore long</h2>
<p>Face à cette montée du surendettement, certaines solutions existent mais restent limitées. Les associations de lutte contre le surendettement tentent d’accompagner les ménages pour restructurer leur budget ou les aider à éviter la commission de surendettement de la Banque de France. Pourtant, pour beaucoup, ces démarches arrivent souvent trop tard.</p>
<p>La prévention reste le principal levier. Une meilleure éducation financière, dès le plus jeune âge, pourrait permettre d’éviter certaines erreurs, comme le recours excessif au crédit ou la gestion imprudente des revenus. Du côté des pouvoirs publics, le plafonnement des taux d’intérêt sur les crédits à la consommation et un encadrement plus strict des pratiques bancaires pourraient également limiter les dégâts.</p>
<h2>Une perte de valeurs préjudiciable</h2>
<p>Malheureusement, quelle que soit la recette envisagée, il manque de plus en plus un ingrédient essentiel dont l&rsquo;absence est à la base de beaucoup de situations de surendettement : le bon sens. Cette valeur cardinale prônée par les anciens, en même temps que la modération et la prévoyance, semble en effet avoir disparu au profit de l&rsquo;envie, la nécessité même de posséder, de consommer, d&rsquo;être à la pointe, d&rsquo;avoir toujours ce qui se fait de mieux. Mieux que les autres.</p>
<p>Les marqueurs de statut social ont toujours existé, mais aujourd&rsquo;hui on a réussi à faire croire que tout le monde pouvait se payer « des signes extérieurs de richesse », indépendamment de sa situation réelle. C&rsquo;est humain de vouloir s&rsquo;élever au-dessus de sa condition, mais c&rsquo;est puéril de penser qu&rsquo;on pourra le faire en jouant sur les apparences.</p>
<p>Il n&rsquo;y a que ceux qui vivent au-dessus de leurs moyens qui veulent convaincre les autres de leur richesse illusoire. Les pauvres n&rsquo;ont pas le choix de paraître ce qu&rsquo;ils sont, et la nécessité de joindre les deux bouts en permanence leur impose le bon sens. Quant aux personnes réellement aisées, voire franchement riches, elles n&rsquo;ont rien à prouver, ni à montrer. Et pour beaucoup d&rsquo;entre elles, la discrétion est, là encore, une simple mesure de bon sens.</p>
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		<title>Et si notre instinct nous condamnait à être pauvre ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bruno]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jan 2025 14:23:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi tant de gens préfèrent-ils une sécurité modeste à une prise de risque potentiellement enrichissante ? La réponse se trouve peut-être dans nos gènes. Notre héritage évolutif, conçu pour nous protéger, pourrait bien nous piéger et nous empêcher d’avancer. Survivre avant tout : un instinct bien ancré Si vous êtes là, à lire ces lignes, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi tant de gens préfèrent-ils une sécurité modeste à une prise de risque potentiellement enrichissante ? La réponse se trouve peut-être dans nos gènes. Notre héritage évolutif, conçu pour nous protéger, pourrait bien nous piéger et nous empêcher d’avancer.</p>
<h2>Survivre avant tout : un instinct bien ancré</h2>
<p>Si vous êtes là, à lire ces lignes, c’est grâce à des milliers de générations d’ancêtres qui ont su éviter les dangers. Depuis les premiers humains qui se méfiaient des tigres à dents de sabre, jusqu’à vos grands-parents qui mettaient de côté « au cas où », nous avons appris à privilégier la sécurité. Cet instinct de survie est gravé en nous.</p>
<p>Aujourd’hui, bien que notre quotidien soit infiniment moins risqué qu’à l’époque préhistorique, nous réagissons encore aux incertitudes avec une prudence souvent exagérée. Résultat ? Nous fuyons les risques, même quand ils sont minimes ou calculés.</p>
<h2>L’éducation : un carburant pour nos peurs</h2>
<p>Cette peur n’est pas innée uniquement, elle est aussi cultivée. Dès l’enfance, on nous martèle : « Si tu échoues à l’école, tu n’auras pas de diplôme, donc pas de travail, et donc pas de vie. » Cet engrenage anxiogène nous conditionne à éviter tout échec coûte que coûte.</p>
<p>Cette logique impacte directement nos choix à l’âge adulte. Plutôt qu’explorer de nouvelles opportunités, nous préférons rester dans une zone de confort. C’est ainsi que beaucoup passent à côté de décisions qui pourraient transformer leur vie.</p>
<h2>Les risques imaginaires : quand la peur nous paralyse</h2>
<p>Prenons un exemple simple : un demandeur d’emploi se voit offrir deux postes. L’un est en CDI, stable, mais peu rémunérateur et sans saveur. L’autre est temporaire, bien payé, mais incertain. Neuf fois sur dix, il choisira la stabilité. Pourquoi ? Parce que l’idée même de retourner au chômage après la mission temporaire l’effraie. Pourtant, ce risque est souvent exagéré dans son esprit.</p>
<p>Dans le domaine des finances, la même logique s’applique. Un banquier propose deux placements : l’un garanti mais peu rémunérateur, l’autre risqué mais avec 80 % de chances de gains significatifs. Le choix de la majorité ? La sécurité. Non parce que c’est le meilleur choix, mais parce que l’idée de perdre effraie bien plus que celle de ne rien gagner.</p>
<h2>La contradiction des jeux de hasard</h2>
<p>Ironiquement, ces mêmes personnes qui fuient les investissements jugés risqués dépensent des centaines, voire des milliers d’euros chaque année dans des jeux de hasard. Le paradoxe ? Ces jeux offrent des chances infimes de gain (une sur 20 millions pour certains), mais cela n’empêche pas près d’un adulte sur deux en France de tenter sa chance régulièrement.</p>
<p>Pourquoi ce comportement irrationnel ? Parce que la disproportion entre le gain espéré et la mise fausse le jugement. Les joueurs préfèrent courir un risque colossal de perdre 30 euros par semaine plutôt que renoncer à la douce illusion de devenir millionnaire.</p>
<h2>Entre survie et ambition : deux visions de l’avenir</h2>
<p>Ce qui nous freine, ce n’est pas tant le risque réel que l’idée de perdre notre vision idéalisée de l’avenir. Cette peur nous pousse à privilégier les choix « raisonnables », même quand d’autres options pourraient être bien meilleures.</p>
<p>La différence entre ceux qui réussissent et ceux qui stagnent se résume souvent à une question : sont-ils capables de prendre des risques calculés ? Ceux qui le peuvent se donnent une chance de changer leur vie. Les autres, en revanche, restent prisonniers de leur instinct de sécurité.</p>
<h2>S’affranchir de l’héritage darwinien</h2>
<p>Seuls ceux qui apprennent à évaluer les risques pour ce qu’ils sont – et non pour ce qu’ils semblent être – parviennent à aller au-delà de leur instinct. Cela demande un effort conscient, mais le résultat en vaut la peine : une vie plus riche, dans tous les sens du terme.</p>
<p>Pour les autres, il ne reste que la sécurité d’une situation modeste et prévisible. Une sécurité confortable, peut-être, mais aussi une prison invisible qui limite leur potentiel.</p>
<p>Et vous ? Êtes-vous prêt à affronter vos instincts pour aller plus loin, ou préférez-vous rester dans cette zone où tout est sous contrôle… mais où rien ne change ?</p>
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		<title>Les milliards du crime : une manne cachée pour l’État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bruno]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jan 2025 13:20:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[État]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque année, des centaines de millions d’euros issus d’activités criminelles sont saisis et confisqués en France. Mais savez-vous où finit cet argent ? Dans la plupart des cas, il termine dans les caisses de l’État. Et les victimes, dans tout ça ? Elles se partagent une part bien maigre du gâteau, tandis que la gestion [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année, des centaines de millions d’euros issus d’activités criminelles sont saisis et confisqués en France. Mais savez-vous où finit cet argent ? Dans la plupart des cas, il termine dans les caisses de l’État. Et les victimes, dans tout ça ? Elles se partagent une part bien maigre du gâteau, tandis que la gestion de ces avoirs continue de poser question.</p>
<h2>L’AGRASC : une agence au cœur des avoirs criminels</h2>
<p>Depuis 2010, l’<strong>Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC)</strong> est chargée de gérer les biens saisis dans des affaires de trafic, d’escroquerie, de proxénétisme ou encore de détournement de fonds. L’année 2024 a marqué un nouveau record : <strong>1,44 milliard d’euros saisis</strong>, soit une augmentation de 87 % par rapport à 2022.</p>
<p>Ces saisies couvrent quatre grandes catégories :</p>
<ul>
<li><strong>Comptes bancaires</strong> : en France et parfois à l’étranger.</li>
<li><strong>Argent liquide</strong> : représentant près de la moitié des montants saisis.</li>
<li><strong>Biens immobiliers</strong> : immeubles, maisons, appartements.</li>
<li><strong>Biens meubles</strong> : bijoux, voitures, œuvres d’art, meubles meublants, métaux précieux.</li>
</ul>
<p>En théorie, ces biens sont temporairement sous la garde de l’AGRASC en attendant une décision judiciaire. En pratique, une grande partie est vendue aux enchères avant même le jugement, notamment pour éviter leur dépréciation.</p>
<h2>Des mécanismes opaques critiqués par la Cour des comptes</h2>
<p>La gestion des avoirs criminels par l’AGRASC est loin d’être un modèle de transparence. La <strong>Cour des comptes</strong>, dans un référé publié récemment, pointe plusieurs failles inquiétantes :</p>
<ul>
<li><strong>Opacité des flux financiers</strong> : les montants exacts confisqués et recouvrés restent flous.</li>
<li><strong>Rémunération prioritaire de l’État</strong> : en 2024, <strong>110 millions d’euros</strong> issus des saisies ont été versés directement au budget général.</li>
<li><strong>Indemnisation insuffisante des victimes</strong> : malgré une hausse à <strong>96 millions d’euros</strong> (contre 17 millions en 2022), cette somme reste bien en deçà des attentes, surtout face à l’ampleur des préjudices.</li>
</ul>
<p>L’objectif affiché de l’AGRASC n’est pas de prioriser les victimes, mais plutôt de maximiser les revenus pour l’État, une logique paradoxale pour une institution censée garantir justice et réparation.</p>
<h2>Une gestion logistique… bancale</h2>
<p>La Cour des comptes pointe également les <strong>dysfonctionnements logistiques</strong>. Les biens meubles saisis (bijoux, véhicules, etc.) sont souvent mal stockés, dans des conditions d’hygiène et de sécurité insuffisantes, parfois même dans des juridictions locales inadaptées. Ce chaos administratif entraîne un risque accru de disparition de certains scellés judiciaires de valeur.</p>
<p>Par ailleurs, les victimes peinent à récupérer leurs biens saisis, même en cas d’acquittement ou de relaxe. Les objets vendus avant le jugement ne leur sont restitués que sous forme de liquidités, souvent en deçà de leur valeur initiale. Un système loin d’être équitable.</p>
<h2>Qui profite vraiment des saisies ?</h2>
<p>En 2024, l’AGRASC a saisi <strong>731 immeubles</strong> (dont 163 ont été vendus pour 33,3 millions d’euros) et <strong>4 887 biens meubles</strong> (rapportant 18,9 millions d’euros). Une partie des biens saisis a été réaffectée aux forces de l’ordre : <strong>2 641 biens</strong> remis aux services de police, gendarmerie et douanes.</p>
<p>Cependant, une proportion importante de l’argent confisqué termine dans le budget de l’État. Et ce n’est pas tout : les fonds saisis, placés en attendant leur restitution ou leur confiscation définitive, génèrent des intérêts. Avec un taux fixé à <strong>1 %</strong>, cela représente des millions d’euros supplémentaires chaque année, dont bénéficie directement l’État.</p>
<h2>Des progrès, mais un problème de fond</h2>
<p>Certes, des efforts ont été faits. En 2024, l’AGRASC a renforcé ses effectifs, passant de 45 agents en 2020 à <strong>86 agents</strong>. Les montants confisqués augmentent également (+13 % depuis 2022). Mais les victimes, souvent les grandes oubliées, continuent de souffrir d’un système conçu pour privilégier l’État.</p>
<p>Le paradoxe est évident : l’argent du crime, censé réparer des préjudices, devient une source de financement pour les ministères. Et pendant ce temps, des milliards d’euros restent immobilisés, mal gérés ou dilués dans des circuits budgétaires opaques. Si la lutte contre le crime est essentielle, encore faut-il qu’elle respecte le principe fondamental de la justice : protéger les victimes avant tout.</p>
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		<item>
		<title>Nos banques nous ont fait croire qu’on leur devait de l’argent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bruno]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jan 2025 12:40:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Banques]]></category>
		<category><![CDATA[Épargne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les banques ont réussi un tour de magie remarquable : elles nous ont convaincus que nous leur devions tout, alors qu’en réalité, ce sont elles qui fonctionnent grâce à nous. Car on l’oublie souvent, mais nous sommes les créanciers de nos banques. Sauf qu&#8217;aujourd&#8217;hui on pourrait presque croire que nos économies leur appartiennent. Quand les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les banques ont réussi un tour de magie remarquable : elles nous ont convaincus que nous leur devions tout, alors qu’en réalité, ce sont elles qui fonctionnent grâce à nous. Car on l’oublie souvent, mais nous sommes les créanciers de nos banques. Sauf qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui on pourrait presque croire que nos économies leur appartiennent.</p>
<h2>Quand les banques jouent (et gagnent) avec notre argent</h2>
<p>À l’origine, la relation entre les épargnants et les banques était relativement saine. On leur confiait notre argent, elles le faisaient fructifier, le réinjectaient dans l’économie, et tout le monde en tirait profit. Bien sûr, les banquiers se prenaient une belle part du gâteau, mais globalement, chacun y trouvait son compte.</p>
<p>Puis, les choses ont changé. Petit à petit, les banques ont commencé à s’éloigner de leur rôle initial pour jouer sur un autre terrain : celui des marchés financiers. Et pas avec leur propre argent, non. Avec le nôtre. C’est comme si elles s’étaient invitées à une partie de poker géante où elles misaient… nos économies.</p>
<p>Comment ont-elles réussi ce tour de passe-passe ? Grâce à des lois de plus en plus permissives qui leur ont ouvert grand les portes de la spéculation internationale. Résultat : elles ont accumulé des profits gigantesques, mais au prix de risques colossaux. Et qui porte le chapeau quand ça tourne mal ? Nous, bien sûr.</p>
<h2>De déposants à débiteurs : une évolution silencieuse</h2>
<p>Au départ, nous étions des <strong>déposants</strong>, des partenaires essentiels au fonctionnement des banques. Puis, nous sommes devenus des <strong>clients</strong> : encore respectés, mais un peu moins indispensables. Ensuite, on nous a transformés en <strong>usagers</strong>, un statut qui suggère déjà qu’on est là pour utiliser un service, sans vraiment avoir notre mot à dire.</p>
<p>Et aujourd’hui ? On est carrément perçus comme des <strong>débiteurs universels</strong>. Les banques ne nous appellent pas encore comme ça, mais elles nous considèrent bel et bien de cette façon. Un bon client, dans leur logique, c’est quelqu’un qui s’endette. Pourquoi ? Parce que c’est avec nos crédits qu’elles créent de la monnaie, et donc de la richesse pour elles-mêmes.</p>
<p>En gros, on n’est plus que des rouages dans une machine où l’argent-dette règne en maître. On emprunte, elles encaissent des intérêts, et si on ne peut pas rembourser, elles récupèrent nos biens pour une bouchée de pain. Beau modèle, non ?</p>
<h2>Plus de 6200 milliards d’euros d’épargne… et pourtant</h2>
<p>Malgré tout, les Français continuent de placer leur confiance – et surtout leur argent – dans les banques. En 2024, l’encours des comptes bancaires des ménages a atteint un record : plus de <strong>6200 milliards d’euros</strong>. Une somme colossale qui, au lieu de nous donner du pouvoir, sert surtout à alimenter un système où nous devenons des cibles faciles.</p>
<p>Car voilà ce qu’on nous dit aujourd’hui : en cas de faillite bancaire, nous pourrions être tenus de contribuer au paiement des dettes de notre banque. Oui, vous avez bien lu. Si une banque fait des paris risqués sur les marchés financiers et se retrouve en difficulté, nos économies pourraient être saisies au-delà d’un certain montant. C’est comme si on était co-responsables des erreurs de gestion qu’elle a commises.</p>
<p>« Qui ne dit mot consent », dit-on. Mais qui a réellement donné son accord pour que notre argent soit mis en jeu dans des spéculations aussi hasardeuses ?</p>
<h2>Comment limiter les risques ?</h2>
<p>Évidemment, se passer totalement des banques n’est pas une solution réaliste. Le monde moderne est fait de telle manière que nous sommes quasiment obligés d’y avoir recours, surtout avec la diminution progressive de l’usage du cash. Mais cela ne signifie pas qu’on doit tout accepter.</p>
<p>Voici quelques pistes pour reprendre un peu de contrôle :</p>
<ol>
<li><strong>Favoriser les produits liquides</strong> : privilégier les comptes épargne ou placements facilement accessibles pour limiter l’exposition à des risques inutiles.</li>
<li><strong>Diversifier son patrimoine</strong> : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. L’immobilier, les terres agricoles, ou encore les valeurs refuges comme l’or et l’argent sont autant d’alternatives à envisager.</li>
<li><strong>Limiter les frais bancaires</strong> : comparer les offres, négocier, et réduire au maximum ce que vous laissez à votre banque.</li>
</ol>
<p>En somme, il s’agit de rester vigilant et de ne pas oublier une vérité essentielle : notre argent ne leur appartient pas. Alors, autant en garder la maîtrise au maximum.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Va-t-on continuer à subventionner l’économie chinoise avec nos impôts ?</title>
		<link>https://lesensdelargent.fr/va-t-on-continuer-a-subventionner-leconomie-chinoise-avec-nos-impots/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bruno]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jan 2025 10:00:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Impôts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis des décennies, nos gouvernements – de droite comme de gauche – se démènent pour augmenter le pouvoir d’achat des Français. Sur le papier, ça semble louable. Mais quand on gratte un peu, on se rend vite compte que cette obsession profite surtout… aux économies étrangères. Et devinez qui rafle la mise ? La Chine, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis des décennies, nos gouvernements – de droite comme de gauche – se démènent pour augmenter le pouvoir d’achat des Français. Sur le papier, ça semble louable. Mais quand on gratte un peu, on se rend vite compte que cette obsession profite surtout… aux économies étrangères. Et devinez qui rafle la mise ? La Chine, évidemment.</p>
<h2>Politique de l’offre ou politique de la demande : qui gagne ?</h2>
<p>Historiquement, on oppose deux grandes visions économiques.</p>
<p>D’un côté, la <strong>politique de la demande</strong> (souvent associée à la gauche) : elle vise à donner plus d’argent aux ménages pour stimuler la consommation. Plus de consommation = plus de croissance. Logique, non ?</p>
<p>De l’autre, la <strong>politique de l’offre</strong> (plutôt à droite) : l’idée, c’est de soutenir les entreprises locales pour qu’elles produisent plus et mieux. Résultat espéré : non seulement on consomme ce qui est « made in France », mais en plus, on exporte. Bingo, la balance commerciale sourit.</p>
<p>Mais voilà, depuis les années 80, nos gouvernements ont mélangé les deux approches sans vraiment choisir. Et surtout, ils ont tout misé sur un seul cheval : flatter l’électeur-consommateur. Quitte à oublier l’essentiel : à quoi bon consommer plus si c’est pour acheter toujours plus de produits importés ?</p>
<h2>Made in China : la réalité de nos achats</h2>
<p>Soyons honnêtes : quand on parle d’augmenter le pouvoir d’achat, ce n’est pas pour que les Français s’offrent des sacs Hermès ou des cuillères à café en argent massif. Non, l’idée, c’est de permettre à chacun de s’équiper, de se faire plaisir, et d’acheter ce dont il a besoin (ou envie). Mais dans un monde où la plupart des produits abordables sont fabriqués à l’autre bout de la planète, devinez qui profite vraiment de cette manne financière ?</p>
<p>Spoiler : ce ne sont pas les PME françaises.</p>
<p>Prenez un smartphone, un meuble, une tenue de sport ou même un médicament. Neuf fois sur dix, ces produits viennent de Chine ou d’Asie. Ce n’est pas un hasard : avec des coûts de production défiant toute concurrence, ces pays ont su s’imposer comme les fournisseurs incontournables de notre quotidien. Et nous, consommateurs français, subventionnons cette économie à coups d’achats massifs.</p>
<h2>Une balance commerciale qui pleure</h2>
<p>Les chiffres parlent d’eux-mêmes : chaque mois, la France enregistre un déficit commercial abyssal de près de <strong>8 milliards d’euros</strong>. Traduction : on importe tous les ans environ 100 milliards d&rsquo;euros de marchandises de4 plus que ce qu’on exporte. Et ce n’est pas fini. Quand on achète des vêtements, des gadgets électroniques ou des meubles, on alimente un cercle vicieux : notre argent file à l’étranger, pendant que nos entreprises locales peinent à survivre.</p>
<p>Le plus ironique ? On nous vend l’idée que ces politiques de pouvoir d’achat vont redynamiser l’économie française. En réalité, elles ne font que nourrir l’appareil productif étranger.</p>
<h2>Un double discours politique</h2>
<p>Ce qui me dérange le plus, c’est ce double discours. On nous dit qu’on va « soutenir les PME » et « relancer l’industrie française ». Mais en même temps, on pousse à consommer des produits qui ne viennent pas de chez nous. C’est contradictoire, non ?</p>
<p>Soyons clairs : une vraie relance économique passe par une politique de l’offre ambitieuse. Ça veut dire soutenir les entreprises françaises, leur donner les moyens d’être compétitives, et surtout, recréer un tissu économique solide autour des <strong>PME productrices</strong>. Pas en fermant les frontières – ce serait absurde – mais en retrouvant notre place dans la mondialisation. Parce que pour l’instant, on est des spectateurs… payants.</p>
<h2>L’importance des PME : une solution qui existe déjà</h2>
<p>Alors, que faire ? D’abord, reconnaître le rôle crucial des PME dans notre économie. Ces petites structures innovent, embauchent, et fabriquent souvent des produits de qualité. Mais elles sont asphyxiées par des charges trop lourdes et un manque de soutien. Avec un cadre législatif adapté, une fiscalité équilibrée et des incitations réelles, on pourrait inverser la tendance.</p>
<p>Et pourquoi pas encourager les Français à acheter local, sans tomber dans le protectionnisme agressif ? Soutenir une PME, c’est bien plus qu’un simple acte d’achat : c’est un investissement dans l’avenir de notre économie.</p>
<p>Bref, il ne faut pas être fataliste, on peut sortir de cette spirale où nos impôts et notre pouvoir d’achat enrichissent la Chine plus que la France. Mais ce n’est clairement pas avec des promesses électorales creuses qu’on y arrivera.</p>
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		<title>Pourquoi les femmes sont souvent meilleures investisseurs que les hommes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bruno]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jan 2025 11:00:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Investissement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On a beau être en 2025, une idée reçue persiste : l’investissement serait une affaire d’hommes. Spoiler : c’est faux. Non seulement les femmes investissent, mais elles le font souvent mieux que leurs homologues masculins. Et si on en parlait ? Un lourd héritage à dépasser Rappelons d’abord que jusqu’en 1965, en France, une femme [&#8230;]</p>
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<p>On a beau être en 2025, une idée reçue persiste : l’investissement serait une affaire d’hommes. Spoiler : c’est faux. Non seulement les femmes investissent, mais elles le font souvent mieux que leurs homologues masculins. Et si on en parlait ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un lourd héritage à dépasser</h2>



<p>Rappelons d’abord que jusqu’en 1965, en France, une femme mariée n’avait pas le droit d’ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation de son mari. Travailler ? Possible, mais uniquement si Monsieur était d’accord. Et son salaire ? Pas libre d’en disposer comme elle le souhaitait avant les années 70. Bref, l’idée que « l’argent, ce n’est pas pour les femmes » était bien ancrée.</p>



<p>On pourrait croire que cette mentalité appartient au passé. Mais… pas totalement. Aujourd’hui encore, le pouvoir financier reste souvent associé aux hommes, que ce soit dans les entreprises, au sein des foyers, ou même au sommet de l’État. Pourtant, les faits montrent que cette vision est non seulement dépassée, mais surtout erronée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les femmes : des gestionnaires de l’ombre</h2>



<p>Depuis toujours, les femmes gèrent les ressources du quotidien. Elles jonglent avec les finances du foyer, planifient, optimisent, et s’assurent que tout roule jusqu’au prochain salaire. Pendant ce temps, l’homme se concentre sur les « gros investissements » : maison, voiture, et bien sûr… placements.</p>



<p>Mais, petite surprise : même là, elles brillent. En matière d’investissement, les femmes adoptent une approche réfléchie et prudente qui donne des résultats impressionnants. Quand les hommes cherchent la performance rapide et les sensations fortes, les femmes privilégient la stabilité et la diversification. Une vision à long terme qui, au final, fait toute la différence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des études qui mettent tout le monde d’accord</h2>



<p>En 2017, plusieurs études, dont celles de Fidelity Investments et Wells Fargo, ont brisé les stéréotypes. Ces recherches montrent que les femmes sont généralement moins impulsives et plus stratégiques dans leurs décisions financières. Résultat : elles obtiennent de meilleurs rendements sur leurs investissements.</p>



<p>Un exemple marquant ? Selon une enquête menée par Capital Group, seulement 11 % des femmes choisissent des placements ultra-sécurisés à faible rendement, contre 24 % des hommes. En revanche, elles sont 24 % à diversifier leurs portefeuilles avec des fonds communs de placement performants, contre 19 % des hommes.</p>



<p>En somme, les femmes ne fuient pas le risque. Elles l’appréhendent simplement avec une meilleure conscience des enjeux, ce qui les rend plus efficaces.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Moins d’émotion, plus de résultats</h2>



<p>Un autre point où les femmes surpassent les hommes : leur capacité à rester calmes face aux fluctuations des marchés. Là où certains hommes se précipitent pour acheter ou vendre à chaque soubresaut, les femmes préfèrent patienter et suivre une stratégie à long terme. Cette approche leur permet d’éviter des frais inutiles et d’optimiser leurs rendements.</p>



<p>Wells Fargo a même relevé que les hommes célibataires effectuent bien plus de transactions que ceux qui partagent un compte avec une femme. Conséquence : ces derniers réalisent des rendements supérieurs, grâce à une gestion plus posée et pertinente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une complémentarité gagnante</h2>



<p>Alors, quelle est la clé du succès ? La collaboration. L’audace masculine combinée à la sagesse féminine crée une équipe imbattable. Les femmes apportent leur patience et leur vision à long terme, tandis que les hommes insufflent une dose de prise de risque calculée.</p>



<p>En résumé, les femmes ont toutes les qualités pour être d’excellentes investisseuses. Il reste cependant un frein : leur éducation ou un manque de confiance, qui les empêche parfois de se lancer. Mais les choses changent. Et à mesure que les mentalités évoluent, il devient évident que, sur le terrain des finances comme ailleurs, les femmes ont tout pour exceller.</p><p>The post <a href="https://lesensdelargent.fr/pourquoi-les-femmes-sont-souvent-meilleures-investisseurs-que-les-hommes/">Pourquoi les femmes sont souvent meilleures investisseurs que les hommes</a> appeared first on <a href="https://lesensdelargent.fr"></a>.</p>
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		<item>
		<title>Une classe moyenne prise en tenailles entre élitisme et populisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bruno]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jan 2025 09:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On pourrait croire qu&#8217;en 2025, on a depuis longtemps dépassé cette fameuse lutte des classes qui fit les beaux jours des révolutions idéologiques des deux cents dernières années. Et pourtant, il n&#8217;en est rien : la France continue d&#8217;entretenir amoureusement, religieusement même, son système de castes sociales dont les garants ne sont plus aujourd&#8217;hui le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>On pourrait croire qu&rsquo;en 2025, on a depuis longtemps dépassé cette fameuse lutte des classes qui fit les beaux jours des révolutions idéologiques des deux cents dernières années. Et pourtant, il n&rsquo;en est rien : la France continue d&rsquo;entretenir amoureusement, religieusement même, son système de castes sociales dont les garants ne sont plus aujourd&rsquo;hui le clergé ou la force brute, mais plutôt la politique et l&rsquo;économie.</p>



<p>Une autre fausse idée consisterait à croire que seuls les puissants ont intérêt à maintenir cette espèce de statu quo social qui les place systématiquement au sommet de la pyramide. Mais, paradoxalement, ceux qui en constituent la base restent persuadés eux-aussi que c&rsquo;est le meilleur système qui existe et qu&rsquo;il s&rsquo;appelle démocratie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une aristocratie d&rsquo;État qui ne dit pas son nom</h2>



<p>En France, si vous êtes riche et bien né (c&rsquo;est-à-dire dans une famille qui a su s&rsquo;imposer de longue date dans les plus hautes sphères de la société), vous êtes généralement – presque naturellement, dirons-nous – appelé à présider aux grandes destinées du pays. Homme ou femme politique, mais aussi grand capitaine d&rsquo;industrie, votre destin rejoint souvent celui du pays et bien rares sont ceux de votre rang qu&rsquo;on retrouvera en train de tourner des boulons à l&rsquo;usine, ou d&rsquo;élever des brebis dans les Pyrénées.</p>



<p>C&rsquo;est vous que l&rsquo;on élira aux plus hautes fonctions de l&rsquo;État, c&rsquo;est vous qui serez chargé de dire à 68 millions de personnes ce qui est bon pour elles, c&rsquo;est vous enfin qui serez choisi (démocratiquement, donc rien à dire) pour parler au nom du peuple français. Même si vous ne partagez en réalité qu&rsquo;un très faible pourcentage du patrimoine socio-génétique de l&rsquo;écrasante majorité de ceux que vous êtes censé représenter.</p>



<p>Même ceux qui prétendent défendre les intérêts d&rsquo;un obscur peuple « insoumis » n&rsquo;ont en réalité rien de commun avec ceux dont ils se permettent de dicter la pensée. Millionnaires, transfuges de partis politiques au sein desquels ils n&rsquo;avaient pas la place qu&rsquo;ils pensaient mériter, hommes (ou femmes) d&rsquo;affaires, rentiers, voilà le profil de ces quelques arrivistes qui ont simplement trouvé dans la défense des « petites gens » un nouveau débouché professionnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une France qui aime ses pauvres</h2>



<p>À l&rsquo;autre bout du spectre social, on trouve les pauvres, qu&rsquo;on appelle plutôt aujourd&rsquo;hui les « foyers modestes » , dans ce souci constant de souscrire au politiquement correct à grands coups d&rsquo;euphémismes et de novlangue. Si vous faites partie de cette catégorie, alors vous êtes, là encore naturellement, appelé à être soutenu, épaulé, orienté (d&rsquo;aucuns diraient aussi « assisté » ) par cette même élite qui va tout faire pour vous aider à mieux vivre votre situation…</p>



<p>Mais attention, sans jamais vraiment vous permettre d&rsquo;en sortir. Car la France aime ses pauvres, elle les soigne (dans le sens où elle en prend soin) mais elle ne les guérit pas. Car pour continuer à se sentir privilégiée, puissante et cultivée, l&rsquo;élite du pays a besoin que le peuple reste défavorisé, en galère et mal éduqué.</p>



<p>Néanmoins, il arrive parfois que cette même élite permette à quelques uns de ces Français d&rsquo;en-bas de prendre l&rsquo;ascenseur social pour s&rsquo;élever dans les strates. Bon, pas l&rsquo;ascenseur des VIP non plus, n&rsquo;exagérons rien. Juste l&rsquo;ascenseur de service, celui dans lequel on vous paie pour courir avec un ballon entre les pattes, ou encore qui vous propulse dans le showbiz armé d&rsquo;un micro branché sur auto-tune ou d&rsquo;une mini-jupe bien trop courte pour que vous puissiez vous permettre de négliger votre épilation un jour sur deux.</p>



<p>Ça distrait le peuple tout en lui donnant l&rsquo;illusion que, lui aussi, il peut rêver de sommets. Et ça offre aussi un peu de nouveauté à l&rsquo;élite qui s&rsquo;amuse à y piocher des candidats pour ses jeux du cirque (télévisés pour la plupart), ses bacchanales connues du « beau monde » mais dont personne ne dit rien, ou tout simplement ses fameux « dîners de cons » popularisés au cinéma par Francis Veber en 1998 (oui, oui, ils existent bel et bien).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Indispensable et honnie : la classe moyenne</h2>



<p>L&rsquo;ennui c&rsquo;est qu&rsquo;entre ces deux extrêmes il existe une troisième catégorie, celle que l&rsquo;on nomme aujourd&rsquo;hui la classe moyenne et qu&rsquo;on appelait autrefois la « bourgeoisie » (de ceux qui vivent dans les bourgs, les « gens de la ville » ). Et cette classe moyenne est détestée par les deux autres. Oui, exactement comme avant la Révolution française de 1789, rien n&rsquo;a changé.</p>



<p>En fait, le seul rôle qu&rsquo;on veut bien lui concéder c&rsquo;est d&rsquo;être la force motrice de l&rsquo;économie, à travers les activités qu&rsquo;elle exerce en général, telles que le commerce, l&rsquo;artisanat ou encore les services et l&rsquo;industrie, que ce soit au rang de salarié comme à celui d&rsquo;entrepreneur. Et de la même façon, le seul privilège que personne ne souhaite lui disputer, c&rsquo;est bien celui… de payer des impôts ! Impôts sur le revenu, impôts fonciers, impôts sur les sociétés, taxes sur le patrimoine, taxes sur l&rsquo;épargne, taxes sur la valeur ajoutée, taxes sur les successions, taxes sur les bénéfices, taxes sur les taxes, surtaxes, etc.</p>



<p>Or, l&rsquo;histoire se répète. Un pays qui méprise une partie de ses citoyens s&rsquo;expose à un risque de révolte à plus ou moins court terme. Révolte brutale parfois, que l&rsquo;on appelle insurrection ou révolution selon le côté duquel on se trouve. Ou révolte plus feutrée, plus sournoise aussi, qui consiste à s&rsquo;exiler peu à peu, plongeant le pays dans une situation inextricable dans laquelle l&rsquo;élite se retrouve finalement à rendre des comptes directement à son peuple, sans plus pouvoir compter sur l&rsquo;amortisseur social d&rsquo;une classe moyenne qui prenait jusqu&rsquo;alors les coups à sa place.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ces Français moyens contraints de fuir une nation ingrate</h2>



<p>Et c&rsquo;est exactement ce qui est en train de se passer, en dépit des efforts déployés par les gouvernements successifs depuis au moins deux décennies pour enrayer le désinvestissement progressif de ces français moyens qui en ont assez de jouer les vaches à lait d&rsquo;une nation ingrate.</p>



<p>Ainsi, dépossédés de la plupart des droits naturels sur leurs biens au nom d&rsquo;une solidarité qu&rsquo;ils sont seuls à assumer, les propriétaires ne louent plus, il vendent, faisant du même coup chuter les prix de l&rsquo;immobilier… et croître les loyers. Asphyxiés par une fiscalité et une réglementation toujours plus centrée sur eux, ils délocalisent aussi, dès qu&rsquo;ils le peuvent. Leur activité souvent, mais aussi parfois une partie de leur patrimoine, de leurs investissements. Quand ils ne choisissent pas tout simplement de partir pour de bon, physiquement, définitivement.</p>



<p>Près de 3 millions de Français ont ainsi fait ce choix, certains en abandonnant carrément leur nationalité d&rsquo;origine. Ce qui les fait d&rsquo;ailleurs sortir des statistiques du Ministères des affaires étrangères qui ne voit « que » 1,8 millions de Français expatriés (forcément, les autres ne sont plus Français). Et ce nombre augmente de 2% chaque année. Même les plus jeunes qui ont un peu d&rsquo;ambition ne sont pas en reste, car ils savent que les prochains à payer, ce seront eux. Aujourd&rsquo;hui, un quart des diplômés de l&rsquo;enseignement supérieur quittent la France pour partir vivre à l&rsquo;étranger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pays qui se paupérise</h2>



<p>Au final, à l&rsquo;instar de ces villes qui voient leur centre se paupériser et l&rsquo;insécurité grimper à mesure que la classe moyenne déserte les lieux pour aller vivre un peu plus loin, à la campagne, là où la pression fiscale est moins forte notamment, la France est en train de perdre ses forces vives, celles qui assurent sa cohésion sociale en créant des emplois et en générant de la richesse.</p>



<p>Ne reste plus qu&rsquo;un peuple désemparé face à des rois qui apparaissent bien nus, tout à coup.</p>



<p>C&rsquo;est comme ça qu&rsquo;un pays fait peu à peu le lit des extrémismes de tout poil. Et s&rsquo;il reste encore quelques journalistes à s&rsquo;étonner de la montée des populismes en Europe, les observateurs un peu avisés ont depuis longtemps compris que ce mécanisme ne doit rien au hasard.</p><p>The post <a href="https://lesensdelargent.fr/une-classe-moyenne-prise-en-tenailles-entre-elitisme-et-populisme/">Une classe moyenne prise en tenailles entre élitisme et populisme</a> appeared first on <a href="https://lesensdelargent.fr"></a>.</p>
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