<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Social Archives -</title>
	<atom:link href="https://lesensdelargent.fr/category/social/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lesensdelargent.fr/category/social/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Tue, 04 Feb 2025 17:36:08 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>
	<item>
		<title>Économie : ce qui va vraiment impacter les ménages français en 2025</title>
		<link>https://lesensdelargent.fr/economie-ce-qui-va-vraiment-impacter-les-menages-francais-en-2025/</link>
					<comments>https://lesensdelargent.fr/economie-ce-qui-va-vraiment-impacter-les-menages-francais-en-2025/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bruno]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2025 17:02:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[État]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lesensdelargent.fr/?p=188</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis des mois, les débats économiques en France se concentrent sur des sujets à forte charge politique : réforme des retraites, dette publique, budget de l’État. Au lendemain du vote quelque peu retardé de la loi de finance pour 2025, nombreux sont ceux qui se réjouissent de voir certains de ces sujets de nouveau encadrés, [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://lesensdelargent.fr/economie-ce-qui-va-vraiment-impacter-les-menages-francais-en-2025/">Économie : ce qui va vraiment impacter les ménages français en 2025</a> appeared first on <a href="https://lesensdelargent.fr"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Depuis des mois, les débats économiques en France se concentrent sur des sujets à forte charge politique : réforme des retraites, dette publique, budget de l’État. Au lendemain du vote quelque peu retardé de la loi de finance pour 2025, nombreux sont ceux qui se réjouissent de voir certains de ces sujets de nouveau encadrés, mais en réalité la plupart de ces thèmes n’auront qu’un impact limité sur l’économie du pays et le quotidien des Français.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À l’inverse, même si elles sont souvent moins visibles dans les débats publics, plusieurs tendances économiques de fond continuent d’affecter durablement le pouvoir d’achat, la stabilité financière et les perspectives économiques des particuliers comme des entreprises. Et 2025 ne fera pas exception à la règle. </span></p>
<h2><strong>Stagnation économique : une croissance insuffisante pour améliorer le niveau de vie</strong></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Les prévisions de croissance pour la France en 2025 oscillent entre </span><b>0,9 % et 1,2 %</b><span style="font-weight: 400;">, selon les estimations de l&rsquo;INSEE et de la Banque de France. Un tel niveau de croissance est loin d’être suffisant pour générer une dynamique économique capable de tirer les salaires vers le haut, de créer massivement de l’emploi ou d’encourager les investissements.</span></p>
<h3><strong>La France nettement à la traîne par rapport aux autres pays</strong></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">À titre de comparaison, les États-Unis prévoient une croissance avoisinant les 2,3 % en 2025, et certaines économies asiatiques, comme l&rsquo;Inde, pourraient dépasser les 6 %. Même au sein de l’Union européenne, des pays comme l’Irlande ou la Pologne affichent des taux plus élevés, dépassant souvent les 3 %. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La France, quant à elle, reste engluée dans une croissance molle, en grande partie à cause d’une </span><b>consommation intérieure atone</b><span style="font-weight: 400;">, d’un </span><b>manque de compétitivité industrielle</b><span style="font-weight: 400;"> et d’un </span><b>climat politique incertain</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<h3><strong>Conséquences concrètes pour les ménages</strong></h3>
<p><b>Des salaires qui stagnent </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Avec une croissance inférieure à 1,2 %, les entreprises n’ont ni la marge ni la pression économique pour augmenter significativement les salaires. La hausse des rémunérations dans le secteur privé pourrait ainsi ne pas dépasser 3 % en 2025, un niveau insuffisant pour compenser totalement l’inflation passée.</span></p>
<p><b>Des opportunités professionnelles limitées </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les jeunes diplômés et les travailleurs en reconversion sont particulièrement touchés. Un marché du travail stagnant signifie des embauches au ralenti, des stages non rémunérés prolongés et une précarisation de l’emploi. Par exemple, le taux de chômage des 15-24 ans reste supérieur à 18 %, bien au-dessus de la moyenne européenne.</span></p>
<p><b>Une hausse des faillites d’entreprises </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2024, la France a enregistré 66 422 défaillances d’entreprises, soit 17% de plus qu’en 2023 et quasiment 30% de plus qu’avant la pandémie. En 2025, la situation ne devrait pas s’améliorer avec des secteurs comme le commerce de détail, la restauration et le BTP qui restent particulièrement exposés. Forcément, chaque faillite entraîne son lot de licenciements et de tensions sur le marché du travail.</span></p>
<p><b>Une précarité qui se durcit avec la reprise du chômage</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Alors que la France était parvenue à faire descendre son taux de chômage en dessous des 7,5 % ces dernières années, les projections pour 2025 indiquent </span><b>une remontée à 8,1 % ou 8,2 %</b><span style="font-weight: 400;">. Une tendance qui marque donc un retour en arrière et laisse augurer une recrudescence de la précarité. Avec en outre des conséquences sur les finances publiques en raison, non seulement d’une baisse des cotisations salariales mais aussi d’une augmentation des indemnités chômage.</span></p>
<h2><strong>Inflation persistante : un coût de la vie toujours sous tension</strong></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Après les hausses spectaculaires de 2022 et 2023, l’inflation ralentit progressivement, mais elle ne disparaît pas pour autant. En 2025, elle devrait </span><b>se stabiliser autour de 2 %</b><span style="font-weight: 400;">, un niveau conforme aux objectifs de la Banque centrale européenne. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sauf que derrière cette moyenne se cachent de fortes disparités : certains secteurs, notamment </span><b>l’alimentation, l’énergie et le logement</b><span style="font-weight: 400;">, continueront de voir leurs prix augmenter plus rapidement que l’indice général des prix.</span></p>
<h3><span style="font-weight: 400;">Pourquoi l’inflation reste-t-elle un problème malgré son ralentissement ?</span></h3>
<h4><b>L’effet de l’inflation passée</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Même si l’inflation baisse, </span><b>les prix, eux, ne redescendent pas</b><span style="font-weight: 400;">. Une baguette qui coûtait 1 euro en 2020 et qui est passée à 1,30 euro en 2023 ne reviendra pas à 1 euro, même si l’inflation annuelle est désormais plus faible. Cela signifie que le coût de la vie reste structurellement plus élevé qu’il y a trois ans, et que les salaires doivent continuer d’augmenter pour compenser cette perte de pouvoir d’achat — ce qui est loin d’être acquis pour tout le monde.</span></p>
<h4><b>L’alimentation toujours sous pression</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">L’un des postes les plus impactés reste </span><b>l’alimentation</b><span style="font-weight: 400;">, avec une hausse des prix estimée entre </span><b>4 et 5 % en 2025</b><span style="font-weight: 400;">. Plusieurs raisons expliquent cette augmentation :</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Les coûts de production</b><span style="font-weight: 400;"> : L’énergie et les engrais restent chers, ce qui pèse sur l’ensemble de la chaîne agricole.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Les marges des distributeurs et des industriels</b><span style="font-weight: 400;"> : Même si certaines négociations aboutissent à des baisses de prix, de nombreux industriels maintiennent des hausses pour protéger leurs marges.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Les événements climatiques</b><span style="font-weight: 400;"> : Sécheresses et inondations en Europe, mais aussi dans le reste du monde, affectent les récoltes et réduisent l’offre de certains produits alimentaires.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;">Exemple concret : en 2024, le prix du beurre a encore progressé de </span><b>8 %</b><span style="font-weight: 400;">, les pâtes de </span><b>6 %</b><span style="font-weight: 400;"> et certains fruits et légumes ont vu des hausses de </span><b>10 % à 15 %</b><span style="font-weight: 400;"> selon les saisons. Ces tendances devraient se poursuivre en 2025, compliquant encore l’accès à une alimentation de qualité pour de nombreux foyers.</span></p>
<h4><b>L’énergie : un retour à la normale… mais avec des factures toujours élevées</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Le prix du gaz et de l’électricité a connu une forte volatilité depuis la crise énergétique de 2022. Même si les prix de gros ont nettement baissé depuis, les tarifs facturés aux ménages devraient rester élevés en 2025, notamment à cause de :</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>La fin des boucliers tarifaires</b><span style="font-weight: 400;"> : L’État réduit progressivement son aide sur les factures énergétiques, ce qui entraîne une hausse pour les ménages.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Les taxes sur l’énergie</b><span style="font-weight: 400;"> : Avec la transition écologique, de nouvelles taxes sur les énergies fossiles pourraient encore alourdir les factures.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Les tensions géopolitiques</b><span style="font-weight: 400;"> : Toute crise internationale (Russie, Moyen-Orient) peut provoquer une flambée des prix du pétrole et du gaz, avec un impact immédiat sur le coût de la vie.</span></li>
</ul>
<h4><b>Le logement : un marché toujours sous tension</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">L’immobilier devrait globalement continuer d’augmenter en 2025, malgré un marché en pleine mutation. </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Côté locataires</b><span style="font-weight: 400;"> : La demande de logements abordables reste forte (les budgets sont de plus en plus serrés), poussant les prix des loyers vers le haut, surtout dans les grandes villes.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Côté propriétaires</b><span style="font-weight: 400;"> : La baisse des taux d’intérêt pourrait relancer la demande immobilière, (à condition que les banques jouent le jeu et réduisent le niveau de leurs exigences en matière d’apport personnel notamment), mais les prix déjà élevés risquent bien de grimper encore davantage, limitant l’accession à la propriété, d’une part, et amenant les bailleurs à pratiquer des loyers élevés, d’autre part.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;">Ajoutons également que les nouvelles obligations de rénovation énergétique et la hausse des coûts d’entretien des immeubles devraient assez logiquement se traduire par une </span><b>augmentation des charges de copropriété… et des loyers</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Conséquences concrètes pour les ménages</span></p>
<h4><b>Une baisse continue du pouvoir d’achat des classes moyennes</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Avec des prix qui augmentent encore sur des dépenses incontournables (nourriture, énergie, logement), le budget des ménages reste sous tension. </span><b>Les classes moyennes</b><span style="font-weight: 400;">, qui ne bénéficient pas d’aides spécifiques, sont les plus exposées à cette situation.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Or ce sont elles qui assurent l’essentiel des recettes de l’État et qui font plus ou moins tourner l’économie (commerçants, employés, cadres, etc.)</span></p>
<h4><b>Un arbitrage budgétaire de plus en plus serré</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Face à l’augmentation du coût de la vie, de nombreux foyers doivent faire des choix (dont les répercussions sont évidentes sur les entreprises et les commerces des secteurs concernés, ce qui contribue à la baisse de la croissance…) :</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Limiter les loisirs et sorties (restaurants, cinémas, vacances).</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Se tourner vers des produits alimentaires de moindre qualité (moins de bio, plus de produits transformés).</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Reporter certains achats importants (rénovation, électroménager, véhicule).</span></li>
</ul>
<h4><b>Un risque accru de précarité énergétique et alimentair</b><b>e</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Les associations caritatives constatent déjà une hausse du nombre de ménages ayant recours à l’aide alimentaire (</span><b>16% de la population</b><span style="font-weight: 400;">, soit 3 fois plus qu’il y a dix ans), et cette tendance pourrait s’amplifier en 2025. Selon la Banque de France, </span><b>un ménage sur trois</b><span style="font-weight: 400;"> se dit déjà en difficulté pour boucler ses fins de mois.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De la même façon, </span><b>75% des Français ont réduit le chauffage</b><span style="font-weight: 400;"> dans leur logement pour faire des économies depuis le début de l’hiver. Et 30%, soit </span><b>12 millions de ménage</b><span style="font-weight: 400;">s, déclarent souffrir du froid chez eux actuellement (cet article est écrit durant l’hiver 2024-2025). En 2020, ils ne représentaient que 14% des ménages, soit moins de la moitié.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">—</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au final, si on ajoute la transition écologique à marche forcée — qui entraîne à la fois de nouvelles taxes mais aussi de nouvelles obligations réglementaires qui se traduiront immanquablement par une consolidation de l’inflation — , et qu’on prend en compte le vieillissement de la population avec son cortèges de dépenses inévitables pour la santé et la protection sociale (la retraite notamment), on voit bien que les Français n’en sont encore qu’au début d’une longue période de vaches maigres qu’on s’efforce de leur masquer en focalisant leur attention sur des problèmes de politique technique et idéologique. Mais pour combien de temps encore…?</span></p>
<p>The post <a href="https://lesensdelargent.fr/economie-ce-qui-va-vraiment-impacter-les-menages-francais-en-2025/">Économie : ce qui va vraiment impacter les ménages français en 2025</a> appeared first on <a href="https://lesensdelargent.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lesensdelargent.fr/economie-ce-qui-va-vraiment-impacter-les-menages-francais-en-2025/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Et si notre instinct nous condamnait à être pauvre ?</title>
		<link>https://lesensdelargent.fr/et-si-notre-instinct-nous-condamnait-a-etre-pauvre/</link>
					<comments>https://lesensdelargent.fr/et-si-notre-instinct-nous-condamnait-a-etre-pauvre/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bruno]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jan 2025 14:23:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lesensdelargent.fr/?p=119</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pourquoi tant de gens préfèrent-ils une sécurité modeste à une prise de risque potentiellement enrichissante ? La réponse se trouve peut-être dans nos gènes. Notre héritage évolutif, conçu pour nous protéger, pourrait bien nous piéger et nous empêcher d’avancer. Survivre avant tout : un instinct bien ancré Si vous êtes là, à lire ces lignes, [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://lesensdelargent.fr/et-si-notre-instinct-nous-condamnait-a-etre-pauvre/">Et si notre instinct nous condamnait à être pauvre ?</a> appeared first on <a href="https://lesensdelargent.fr"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi tant de gens préfèrent-ils une sécurité modeste à une prise de risque potentiellement enrichissante ? La réponse se trouve peut-être dans nos gènes. Notre héritage évolutif, conçu pour nous protéger, pourrait bien nous piéger et nous empêcher d’avancer.</p>
<h2>Survivre avant tout : un instinct bien ancré</h2>
<p>Si vous êtes là, à lire ces lignes, c’est grâce à des milliers de générations d’ancêtres qui ont su éviter les dangers. Depuis les premiers humains qui se méfiaient des tigres à dents de sabre, jusqu’à vos grands-parents qui mettaient de côté « au cas où », nous avons appris à privilégier la sécurité. Cet instinct de survie est gravé en nous.</p>
<p>Aujourd’hui, bien que notre quotidien soit infiniment moins risqué qu’à l’époque préhistorique, nous réagissons encore aux incertitudes avec une prudence souvent exagérée. Résultat ? Nous fuyons les risques, même quand ils sont minimes ou calculés.</p>
<h2>L’éducation : un carburant pour nos peurs</h2>
<p>Cette peur n’est pas innée uniquement, elle est aussi cultivée. Dès l’enfance, on nous martèle : « Si tu échoues à l’école, tu n’auras pas de diplôme, donc pas de travail, et donc pas de vie. » Cet engrenage anxiogène nous conditionne à éviter tout échec coûte que coûte.</p>
<p>Cette logique impacte directement nos choix à l’âge adulte. Plutôt qu’explorer de nouvelles opportunités, nous préférons rester dans une zone de confort. C’est ainsi que beaucoup passent à côté de décisions qui pourraient transformer leur vie.</p>
<h2>Les risques imaginaires : quand la peur nous paralyse</h2>
<p>Prenons un exemple simple : un demandeur d’emploi se voit offrir deux postes. L’un est en CDI, stable, mais peu rémunérateur et sans saveur. L’autre est temporaire, bien payé, mais incertain. Neuf fois sur dix, il choisira la stabilité. Pourquoi ? Parce que l’idée même de retourner au chômage après la mission temporaire l’effraie. Pourtant, ce risque est souvent exagéré dans son esprit.</p>
<p>Dans le domaine des finances, la même logique s’applique. Un banquier propose deux placements : l’un garanti mais peu rémunérateur, l’autre risqué mais avec 80 % de chances de gains significatifs. Le choix de la majorité ? La sécurité. Non parce que c’est le meilleur choix, mais parce que l’idée de perdre effraie bien plus que celle de ne rien gagner.</p>
<h2>La contradiction des jeux de hasard</h2>
<p>Ironiquement, ces mêmes personnes qui fuient les investissements jugés risqués dépensent des centaines, voire des milliers d’euros chaque année dans des jeux de hasard. Le paradoxe ? Ces jeux offrent des chances infimes de gain (une sur 20 millions pour certains), mais cela n’empêche pas près d’un adulte sur deux en France de tenter sa chance régulièrement.</p>
<p>Pourquoi ce comportement irrationnel ? Parce que la disproportion entre le gain espéré et la mise fausse le jugement. Les joueurs préfèrent courir un risque colossal de perdre 30 euros par semaine plutôt que renoncer à la douce illusion de devenir millionnaire.</p>
<h2>Entre survie et ambition : deux visions de l’avenir</h2>
<p>Ce qui nous freine, ce n’est pas tant le risque réel que l’idée de perdre notre vision idéalisée de l’avenir. Cette peur nous pousse à privilégier les choix « raisonnables », même quand d’autres options pourraient être bien meilleures.</p>
<p>La différence entre ceux qui réussissent et ceux qui stagnent se résume souvent à une question : sont-ils capables de prendre des risques calculés ? Ceux qui le peuvent se donnent une chance de changer leur vie. Les autres, en revanche, restent prisonniers de leur instinct de sécurité.</p>
<h2>S’affranchir de l’héritage darwinien</h2>
<p>Seuls ceux qui apprennent à évaluer les risques pour ce qu’ils sont – et non pour ce qu’ils semblent être – parviennent à aller au-delà de leur instinct. Cela demande un effort conscient, mais le résultat en vaut la peine : une vie plus riche, dans tous les sens du terme.</p>
<p>Pour les autres, il ne reste que la sécurité d’une situation modeste et prévisible. Une sécurité confortable, peut-être, mais aussi une prison invisible qui limite leur potentiel.</p>
<p>Et vous ? Êtes-vous prêt à affronter vos instincts pour aller plus loin, ou préférez-vous rester dans cette zone où tout est sous contrôle… mais où rien ne change ?</p>
<p>The post <a href="https://lesensdelargent.fr/et-si-notre-instinct-nous-condamnait-a-etre-pauvre/">Et si notre instinct nous condamnait à être pauvre ?</a> appeared first on <a href="https://lesensdelargent.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lesensdelargent.fr/et-si-notre-instinct-nous-condamnait-a-etre-pauvre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une classe moyenne prise en tenailles entre élitisme et populisme</title>
		<link>https://lesensdelargent.fr/une-classe-moyenne-prise-en-tenailles-entre-elitisme-et-populisme/</link>
					<comments>https://lesensdelargent.fr/une-classe-moyenne-prise-en-tenailles-entre-elitisme-et-populisme/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bruno]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jan 2025 09:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lesensdelargent.fr/?p=68</guid>

					<description><![CDATA[<p>On pourrait croire qu&#8217;en 2025, on a depuis longtemps dépassé cette fameuse lutte des classes qui fit les beaux jours des révolutions idéologiques des deux cents dernières années. Et pourtant, il n&#8217;en est rien : la France continue d&#8217;entretenir amoureusement, religieusement même, son système de castes sociales dont les garants ne sont plus aujourd&#8217;hui le [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://lesensdelargent.fr/une-classe-moyenne-prise-en-tenailles-entre-elitisme-et-populisme/">Une classe moyenne prise en tenailles entre élitisme et populisme</a> appeared first on <a href="https://lesensdelargent.fr"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>On pourrait croire qu&rsquo;en 2025, on a depuis longtemps dépassé cette fameuse lutte des classes qui fit les beaux jours des révolutions idéologiques des deux cents dernières années. Et pourtant, il n&rsquo;en est rien : la France continue d&rsquo;entretenir amoureusement, religieusement même, son système de castes sociales dont les garants ne sont plus aujourd&rsquo;hui le clergé ou la force brute, mais plutôt la politique et l&rsquo;économie.</p>



<p>Une autre fausse idée consisterait à croire que seuls les puissants ont intérêt à maintenir cette espèce de statu quo social qui les place systématiquement au sommet de la pyramide. Mais, paradoxalement, ceux qui en constituent la base restent persuadés eux-aussi que c&rsquo;est le meilleur système qui existe et qu&rsquo;il s&rsquo;appelle démocratie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une aristocratie d&rsquo;État qui ne dit pas son nom</h2>



<p>En France, si vous êtes riche et bien né (c&rsquo;est-à-dire dans une famille qui a su s&rsquo;imposer de longue date dans les plus hautes sphères de la société), vous êtes généralement – presque naturellement, dirons-nous – appelé à présider aux grandes destinées du pays. Homme ou femme politique, mais aussi grand capitaine d&rsquo;industrie, votre destin rejoint souvent celui du pays et bien rares sont ceux de votre rang qu&rsquo;on retrouvera en train de tourner des boulons à l&rsquo;usine, ou d&rsquo;élever des brebis dans les Pyrénées.</p>



<p>C&rsquo;est vous que l&rsquo;on élira aux plus hautes fonctions de l&rsquo;État, c&rsquo;est vous qui serez chargé de dire à 68 millions de personnes ce qui est bon pour elles, c&rsquo;est vous enfin qui serez choisi (démocratiquement, donc rien à dire) pour parler au nom du peuple français. Même si vous ne partagez en réalité qu&rsquo;un très faible pourcentage du patrimoine socio-génétique de l&rsquo;écrasante majorité de ceux que vous êtes censé représenter.</p>



<p>Même ceux qui prétendent défendre les intérêts d&rsquo;un obscur peuple « insoumis » n&rsquo;ont en réalité rien de commun avec ceux dont ils se permettent de dicter la pensée. Millionnaires, transfuges de partis politiques au sein desquels ils n&rsquo;avaient pas la place qu&rsquo;ils pensaient mériter, hommes (ou femmes) d&rsquo;affaires, rentiers, voilà le profil de ces quelques arrivistes qui ont simplement trouvé dans la défense des « petites gens » un nouveau débouché professionnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une France qui aime ses pauvres</h2>



<p>À l&rsquo;autre bout du spectre social, on trouve les pauvres, qu&rsquo;on appelle plutôt aujourd&rsquo;hui les « foyers modestes » , dans ce souci constant de souscrire au politiquement correct à grands coups d&rsquo;euphémismes et de novlangue. Si vous faites partie de cette catégorie, alors vous êtes, là encore naturellement, appelé à être soutenu, épaulé, orienté (d&rsquo;aucuns diraient aussi « assisté » ) par cette même élite qui va tout faire pour vous aider à mieux vivre votre situation…</p>



<p>Mais attention, sans jamais vraiment vous permettre d&rsquo;en sortir. Car la France aime ses pauvres, elle les soigne (dans le sens où elle en prend soin) mais elle ne les guérit pas. Car pour continuer à se sentir privilégiée, puissante et cultivée, l&rsquo;élite du pays a besoin que le peuple reste défavorisé, en galère et mal éduqué.</p>



<p>Néanmoins, il arrive parfois que cette même élite permette à quelques uns de ces Français d&rsquo;en-bas de prendre l&rsquo;ascenseur social pour s&rsquo;élever dans les strates. Bon, pas l&rsquo;ascenseur des VIP non plus, n&rsquo;exagérons rien. Juste l&rsquo;ascenseur de service, celui dans lequel on vous paie pour courir avec un ballon entre les pattes, ou encore qui vous propulse dans le showbiz armé d&rsquo;un micro branché sur auto-tune ou d&rsquo;une mini-jupe bien trop courte pour que vous puissiez vous permettre de négliger votre épilation un jour sur deux.</p>



<p>Ça distrait le peuple tout en lui donnant l&rsquo;illusion que, lui aussi, il peut rêver de sommets. Et ça offre aussi un peu de nouveauté à l&rsquo;élite qui s&rsquo;amuse à y piocher des candidats pour ses jeux du cirque (télévisés pour la plupart), ses bacchanales connues du « beau monde » mais dont personne ne dit rien, ou tout simplement ses fameux « dîners de cons » popularisés au cinéma par Francis Veber en 1998 (oui, oui, ils existent bel et bien).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Indispensable et honnie : la classe moyenne</h2>



<p>L&rsquo;ennui c&rsquo;est qu&rsquo;entre ces deux extrêmes il existe une troisième catégorie, celle que l&rsquo;on nomme aujourd&rsquo;hui la classe moyenne et qu&rsquo;on appelait autrefois la « bourgeoisie » (de ceux qui vivent dans les bourgs, les « gens de la ville » ). Et cette classe moyenne est détestée par les deux autres. Oui, exactement comme avant la Révolution française de 1789, rien n&rsquo;a changé.</p>



<p>En fait, le seul rôle qu&rsquo;on veut bien lui concéder c&rsquo;est d&rsquo;être la force motrice de l&rsquo;économie, à travers les activités qu&rsquo;elle exerce en général, telles que le commerce, l&rsquo;artisanat ou encore les services et l&rsquo;industrie, que ce soit au rang de salarié comme à celui d&rsquo;entrepreneur. Et de la même façon, le seul privilège que personne ne souhaite lui disputer, c&rsquo;est bien celui… de payer des impôts ! Impôts sur le revenu, impôts fonciers, impôts sur les sociétés, taxes sur le patrimoine, taxes sur l&rsquo;épargne, taxes sur la valeur ajoutée, taxes sur les successions, taxes sur les bénéfices, taxes sur les taxes, surtaxes, etc.</p>



<p>Or, l&rsquo;histoire se répète. Un pays qui méprise une partie de ses citoyens s&rsquo;expose à un risque de révolte à plus ou moins court terme. Révolte brutale parfois, que l&rsquo;on appelle insurrection ou révolution selon le côté duquel on se trouve. Ou révolte plus feutrée, plus sournoise aussi, qui consiste à s&rsquo;exiler peu à peu, plongeant le pays dans une situation inextricable dans laquelle l&rsquo;élite se retrouve finalement à rendre des comptes directement à son peuple, sans plus pouvoir compter sur l&rsquo;amortisseur social d&rsquo;une classe moyenne qui prenait jusqu&rsquo;alors les coups à sa place.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ces Français moyens contraints de fuir une nation ingrate</h2>



<p>Et c&rsquo;est exactement ce qui est en train de se passer, en dépit des efforts déployés par les gouvernements successifs depuis au moins deux décennies pour enrayer le désinvestissement progressif de ces français moyens qui en ont assez de jouer les vaches à lait d&rsquo;une nation ingrate.</p>



<p>Ainsi, dépossédés de la plupart des droits naturels sur leurs biens au nom d&rsquo;une solidarité qu&rsquo;ils sont seuls à assumer, les propriétaires ne louent plus, il vendent, faisant du même coup chuter les prix de l&rsquo;immobilier… et croître les loyers. Asphyxiés par une fiscalité et une réglementation toujours plus centrée sur eux, ils délocalisent aussi, dès qu&rsquo;ils le peuvent. Leur activité souvent, mais aussi parfois une partie de leur patrimoine, de leurs investissements. Quand ils ne choisissent pas tout simplement de partir pour de bon, physiquement, définitivement.</p>



<p>Près de 3 millions de Français ont ainsi fait ce choix, certains en abandonnant carrément leur nationalité d&rsquo;origine. Ce qui les fait d&rsquo;ailleurs sortir des statistiques du Ministères des affaires étrangères qui ne voit « que » 1,8 millions de Français expatriés (forcément, les autres ne sont plus Français). Et ce nombre augmente de 2% chaque année. Même les plus jeunes qui ont un peu d&rsquo;ambition ne sont pas en reste, car ils savent que les prochains à payer, ce seront eux. Aujourd&rsquo;hui, un quart des diplômés de l&rsquo;enseignement supérieur quittent la France pour partir vivre à l&rsquo;étranger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pays qui se paupérise</h2>



<p>Au final, à l&rsquo;instar de ces villes qui voient leur centre se paupériser et l&rsquo;insécurité grimper à mesure que la classe moyenne déserte les lieux pour aller vivre un peu plus loin, à la campagne, là où la pression fiscale est moins forte notamment, la France est en train de perdre ses forces vives, celles qui assurent sa cohésion sociale en créant des emplois et en générant de la richesse.</p>



<p>Ne reste plus qu&rsquo;un peuple désemparé face à des rois qui apparaissent bien nus, tout à coup.</p>



<p>C&rsquo;est comme ça qu&rsquo;un pays fait peu à peu le lit des extrémismes de tout poil. Et s&rsquo;il reste encore quelques journalistes à s&rsquo;étonner de la montée des populismes en Europe, les observateurs un peu avisés ont depuis longtemps compris que ce mécanisme ne doit rien au hasard.</p><p>The post <a href="https://lesensdelargent.fr/une-classe-moyenne-prise-en-tenailles-entre-elitisme-et-populisme/">Une classe moyenne prise en tenailles entre élitisme et populisme</a> appeared first on <a href="https://lesensdelargent.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lesensdelargent.fr/une-classe-moyenne-prise-en-tenailles-entre-elitisme-et-populisme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les riches ont besoin des pauvres</title>
		<link>https://lesensdelargent.fr/les-riches-ont-besoin-des-pauvres/</link>
					<comments>https://lesensdelargent.fr/les-riches-ont-besoin-des-pauvres/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bruno]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jan 2025 13:00:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lesensdelargent.fr/?p=62</guid>

					<description><![CDATA[<p>Récemment, mon fils de 17 ans m&#8217;a fait la remarque suivante : « Finalement, les riches ne s’intéressent pas vraiment aux pauvres. » Forcément, en ma qualité de père responsable et soucieux de préserver ma progéniture d’idées préconçues ou d’opinions à l’emporte-pièce, je me suis empressé de lui expliquer que, bien au contraire, les personnes [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://lesensdelargent.fr/les-riches-ont-besoin-des-pauvres/">Les riches ont besoin des pauvres</a> appeared first on <a href="https://lesensdelargent.fr"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Récemment, mon fils de 17 ans m&rsquo;a fait la remarque suivante : « <em>Finalement, les riches ne s’intéressent pas vraiment aux pauvres.</em> »</p>



<p>Forcément, en ma qualité de père responsable et soucieux de préserver ma progéniture d’idées préconçues ou d’opinions à l’emporte-pièce, je me suis empressé de lui expliquer que, bien au contraire, les personnes les plus riches étaient particulièrement sensibles à l’existence des plus pauvres.</p>



<p>C&rsquo;est en tout cas la conception un peu naïve que j&rsquo;essaie de lui transmettre pour le cas où il deviendrait un jour plus riche que la moyenne, afin qu&rsquo;il en retire une forme de responsabilité envers ceux qui galèrent au quotidien.</p>



<p>Mais bien sûr, je ne suis pas dupe. Et lui non plus. Il comprendra assez vite, comme moi avant lui, que même si on s&rsquo;efforce d&rsquo;être vertueux à titre individuel, c&rsquo;est le système tout entier qui est corrompu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il faut faire payer les pauvres !</h2>



<p>En 1907, Joseph Caillaux, alors ministre des Finances de Georges Clémenceau, a déclaré : «<em> Il faut faire payer les pauvres ; bien sûr, les riches pourraient payer plus cher, mais les pauvres sont tellement plus nombreux ! </em>»</p>



<p>À l&rsquo;époque, il enfonçait déjà des portes ouvertes, puisqu&rsquo;il se contentait finalement d&rsquo;énoncer une réalité établie depuis toujours. Mais on va dire qu&rsquo;il était le premier à reconnaître officiellement ce principe élémentaire de politique et d&rsquo;économie.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui encore, qu&rsquo;est-ce qui caractérise le mieux notre société, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de politique, de cinéma, de show-business, de consommation ou même de sport, si ce n&rsquo;est l&rsquo;acharnement des plus pauvres à dépenser leur argent pour aider les plus riches à briller davantage ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il n’y a de riches que s’il y a des pauvres</h2>



<p>C&rsquo;est pourquoi, quand je dis à mon fils que les riches ne se désintéressent pas des pauvres, je ne suis pas aussi candide finalement. Car la richesse ne se mesure pleinement qu&rsquo;en la comparant à la pauvreté. Sans obscurité, pas de lumière ; sans pauvres, pas de riches.</p>



<p>D&rsquo;ailleurs, c’est une évidence, les riches ne le deviennent qu’en amassant de l’argent. Et il est toujours plus facile de soutirer 1 euro à 1 million de personnes qu’un million d’euros à un seul individu. D’autant plus facile qu’on peut généralement renouveler l’opération plusieurs fois si on le souhaite. Ce n’est pas pour rien qu’on a inventé les abonnements, les services mensualisés, le prêt à intérêt et la reconduction tacite, entre autres choses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les riches jouent sur l’envie des pauvres de devenir riches à leur tour</h2>



<p>Du reste, la logique des gens modestes a ceci de particulier qu’elle se contredit elle-même la plupart du temps. Ainsi, on a des gens qui se plaignent des fins de mois difficiles mais qui sont pourtant tout à fait disposés à payer un SMIC entier pour acquérir un smartphone estampillé d’une pomme à demi-croquée (généralement pour parler des difficultés de leur vie sur les réseaux sociaux). D&rsquo;autres fustigent les gens fortunés tout en misant chaque année <strong>plus de 30 milliards d’euros dans les jeux de hasard </strong>dans l’espoir de devenir riches à leur tour.</p>



<p>Sans oublier certaines habitudes de consommation compulsive, nourrie à la publicité sans finesse, flattant nos plus bas instincts de reconnaissance sociale et de réussite apparente. Comme si trois bandes sur un jogging, ou encore une virgule peinte sur une paire de baskets fabriqués en Chine nous mettait au même niveau que l&rsquo;influen-star qui en fait l’éloge factice pour quelques milliers d’euros sur Tik-Tok.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les riches entretiennent les pauvres en cas de besoin…</h2>



<p>Non, décidément, les riches ont besoin des pauvres, ils les entretiennent, les cultivent, les tiennent à disposition car on ne sait jamais quand on pourrait avoir besoin d’eux. Que ce soit pour de la main d&rsquo;œuvre pas chère ou de la chair à canon. Une guerre est si vite arrivée. Ou une crise économique majeure, ce qui revient à peu près à la même chose.</p>



<p>À chaque fois qu’un risque grandissant devient une menace directe pour les intérêts des plus riches (qui sont aussi les plus puissants), alors on envoie les pauvres en première ligne, sans vraiment leur donner le choix. C’est leur vie qui est jetée en pâture sur les champs de bataille, au même titre que c’est leur épargne qui est sacrifiée sur l’autel de la finance défaillante. Faillites de grandes sociétés cotées en bourse, banqueroute de fonds de pension, crise des <em>subprimes</em>, effondrement de réseaux bancaires, crises géopolitiques, &#8230;, ce sont les actions de petits porteurs qui perdent brusquement l’essentiel de leur valeur ; ce sont les retraites des salariés qui disparaissent, les économies de toute une vie, leur pouvoir d’achat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">… avec la complicité des banques et des politiques</h2>



<p>Complices de ce mécanisme de sécurité en faveur des plus riches, les banques jouent leur rôle de collier étrangleur à l’égard <strong>d’une population de plus en plus prisonnière d’une monnaie qui ne lui appartient plus.</strong> Une monnaie fabriquée de toutes pièces (sans mauvais jeu de mots), qui n’a de valeur que celle que le système veut bien lui donner, mais qui ne récompense plus ni le temps ni le travail ; uniquement la spéculation et l’aptitude à actionner des leviers qui restent inaccessibles au plus grand nombre.</p>



<p>Enfin, que seraient nos démocraties sans les pauvres ? Ce sont eux qui votent pour des gens qui savent leur vendre du rêve. Des leaders politiques dont le train de vie n&rsquo;a rien à voir avec celui du commun des mortels, mais <strong>dont les revenus dépendent de leur capacité à faire des promesses</strong>, sans égard pour la réalité du quotidien.</p>



<p>Et ça ne marche évidemment qu&rsquo;avec les pauvres ; les riches n’ont que faire des promesses : s’ils veulent quelque chose, ils ont juste à l’acheter. Les pauvres, eux, n’ont que l’espoir. Et c’est sur cet espoir, mille fois déçu mais mille-et-une fois ravivé, que se fonde la société telle que nous la connaissons.</p><p>The post <a href="https://lesensdelargent.fr/les-riches-ont-besoin-des-pauvres/">Les riches ont besoin des pauvres</a> appeared first on <a href="https://lesensdelargent.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lesensdelargent.fr/les-riches-ont-besoin-des-pauvres/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
